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Les aventures d'un ethnologue dans le grand monde

Peter Drucker et la gestion de soi 13 janvier 2015


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Nous avons doublé notre espérance de vie depuis 1900 et, avec un peu de chance, nous pouvons espérer avoir une contribution significative au fonctionnement du monde pour environ 40 à 50 ans. C’est un total qui implique deux ou trois « carrières » au sens où nos parents l’entendaient.
Il n’est donc plus possible (ni souhaitable) de laisser l’Entreprise orienter nos vies au fil des politiques de ressources humaines, car il est très probable que l’entreprise mourra avant nous. Et elle nous entraînerait dans sa chute, si on se laissait faire.

Il n’est plus possible de déléguer la gestion de notre personne à une entité supérieure… Pour le meilleur et le pire, pour ce qui est de la gestion de soi, nous devons nous débrouiller seuls.

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C’est un drame pour beaucoup d’entre nous, car c’est contraire à l’enseignement que nous avons reçu de nos parents, de l’école et de nos premiers mentors au travail. …mais c’est aussi l’opportunité de façonner notre existence -un peu- comme il nous plaît et comme ça nous convient.

A ce titre, le développement personnel permet de renforcer la conscience de soi, de construire notre identité (ou de la renforcer) et de développer nos talents. J’en ai déjà brièvement parlé avec l’article sur les limites de la tolérance ou la série sur les finances personnelles. Un autre domaine important serait le développement physique, notamment par le sport, mais ce n’est pas l’objet de ce blog (par contre, ici…).
En deux mots : c’est l’opportunité de devenir meilleur.
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Comme vous aurez compris, nous sommes très largement au-delà du cadre de la vie professionnelle… et ce n’est pas une mince ironie que de reprendre un texte de Peter Drucker « Se gérer soi-même », l’un des pères fondateurs du management et de la théorie des organisations.
Cet article Managing Oneself est disponible en PDF  cliquez ici . C’est le chapitre 6 du livre Management challenges for the 21st century, publié en 1999.
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Le développement personnel en France n’a cependant pas très bonne réputation. On y parle de manipulation mentale, de ‘gourous’ et de pseudo-psychologie… mais c’est ce qu’on appelle voir le verre à moitié vide. C’est pour cette raison qu’en langue française vous trouverez principalement des textes de mise en garde, alors que la même recherche en anglais (personal development) vous ouvrira un monde de possibilités. Ce qui ne doit pas vous faire abandonner tout esprit critique afin de trier le bon du mauvais !
Car le développement personnel, à l’échelle humaine, ce n’est rien d’autre que la version contemporaine du Connais-toi toi-même des anciens grecs. C’était déjà marqué à Delphes, sur le temple d’Apollon au VIe siècle avant notre ère : νῶθι σεαυτόν   et c’est aussi ce qui a inspiré Juvénal pour l’élégante formule du Mens sana in corpore sano : Un esprit sain dans un corps sain.

Existe-t’il un meilleur objectif de vie ?

Puisque ce n’est certainement pas une compétence innée, pour l’acquérir nous avons réellement besoin de l’expérience d’autrui, d’outils pour mieux nous connaître, pour nous améliorer et, en fin de compte, pour se construire une motivation supérieure à vivre : par rapport à soi-même, par rapport à autrui et par rapport à la direction que l’on souhaite donner à notre existence.

Connaître ma performance : Suis-je lecteur ou auditeur ?Solitaire ou équipier ?

Décideur ou conseiller ?

J’apprends en écrivant, en répétant à haute voix, en agissant ?

Connaître mes valeurs :Le test du miroir : puis-je me regarder en face ?Comment puis-je reconnaître un conflit entre mes valeurs et une situation ? Connaître mes points forts :L’analyse de feedback : au moment de prendre une décision, je note ce que j’en attends pour l’avenir. Environ 9 mois après j’évalue ce qui s’est passé réellement.Renforcer mes points forts jusqu’à l’excellence est moins difficile que de faire passer mes points faibles de médiocre à moyen.
Gérer ma contribution :Qu’est-ce que la situation impose de faire, ici et maintenant ? Est-ce que cela correspond à mes valeurs ? A mes points forts ?

  • Que faire
  • Où commencer
  • Quels objectifs viser
  • Quel planning

Suis-je meilleur dans une petite ou une grande organisation ?

Savoir dire Oui ; savoir dire Non.

Gérer mes relations :La politesse : première compétence dans un collectif.Prendre la responsabilité de ses relations.

Être responsable de sa communication, pas de la manière dont autrui l’interprète.

Annoncer : Voici ce que j’essaie de faire, pourquoi, comment, pour quels résultats. Demander aux autres de s’annoncer de la même manière.

Gérer ma seconde partie de vie / carrière parallèle :Utiliser ses points forts dans une autre organisation ou/et autre secteur d’activité.Tenter 10 heures par semaine en plus de l’activité principale (associatif, personnel).

Faire valoir son expérience et en être rémunéré (entrepreneur).

==> Pour se sauver de l’ennui, la mobilité est une condition de la stabilité personnelle.

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